Chaque semaine, une image parmi les 55 000 prises par Olivier Prévôt est publiée sur ce site afin d'illustrer la diversité de ses intérêts, des personnes qu'il a rencontrées et des lieux qu'il a parcourus.

Grutier - le 4 mars 2011, Dacca, Bangladesh
Fin janvier 2011, Olivier repartit pour le Koweït avant d'entamer un long séjour au Bangladesh jusqu'à la mi mars. Il resta uniquement à Dacca, ville qu'il a parcourue en tous sens.
Ce 4 mars, il s'est dirigé vers un chantier de tour. Il y pénétra et monta au sommet de ce qui était déjà achevé. Il pris des photographies panoramiques de la ville et des gens qui y travaillaient. Il s'interessa à un grutier installé au dessus du vide.
L'homme est à côté d'un gros treuil enroulant un câble d'acier. Il regarde Olivier d'un œil assez sévère mais c'est peut-être son expression naturelle. Il porte une chemisette blanche imprimée de fleurs bleues, contrastant avec la couleur noire de sa chevelure et de sa barbe naissante. Il est au dessus du vide, très en hauteur. La ville, avec une grande artère où l'on n'arrive plus à distinguer les êtres humains, en enveloppée par la pollution et paraît floue.
Ce portrait est de composition qui pourrait être assez classique chez Olivier. En fait, le sujet, un peu plus rapproché qu'habituellement, est à peine décentré vers la gauche. On peut d'ailleurs s'interroger si le treuil fait partie du sujet ou même est le sujet. Par ailleurs, c'est ici encore le thème du travail, qui est quasi constant dans son œuvre. Un élément souvent présent dans les photographies d'Olivier est l'étrangeté de la situation, souvent provoquée par le cadrage. L'homme apparaît ainsi quasiment suspendu dans le vide, et pourtant tranquille et assuré. Je me suis souvent pris à penser qu'Olivier cherchait à brouiller la compréhension de la situation.
Olivier a pris seulement cinq photographies de cet homme et c'est la dernière.
Voici la première de cette petite série.

Ici Olivier a pris plus de recul. Le ferraillage en attente pour le coulage des parois forme une sorte de rambarde. Cette fois, la situation de l'homme est pleinement visible : il est assis sur des sacs de ciment juste à la limite du vide. Rien ne peut le retenir s'il venait à perdre l'équilibre. Le côté vertigineux est tout aussi marqué que dans la photographie précédente, mais l'image est moins étrange.
Aucune des photographies de la journée n'a été notée, comme presque toutes après 2010. Le choix ne reflète donc que mes préférences. Aucune n'a été déjà publiée sur ce site.
Ces images pourraient figurer dans un catalogue sur Dacca, peut-être dans un particulier sur les chantiers qu'Olivier a tant photographiés.
Image du 2 février 2026 - semaine 6 de 2026.
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